Historique et définition plus complète en 6 points…

Sources :
Le créateur de la rythmique est Emile Jaques-Dalcroze (1865-1950).
Les premières recherches concernant la rythmique datent du début du siècle passé et se sont déroulées à Genève. Elles sont nées de l’expérience de l’enseignement du solfège auprès des étudiants professionnels.

Depuis, la rythmique s’est répandue à travers le monde, et a connu de multiples développements (éducation musicale des enfants, solfège, danse, théâtre, thérapie). L’Institut Jaques-Dalcroze de Genève, créé en 1915, est le centre international de la rythmique et organise tous les 4 ans un Congrès international. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les sites de l’Institut Jaques-Dalcroze et celui de la Fédération internationale de rythmique.
La rythmique est une éducation active par la musique et pour la musique.
Elle s’appuie sur les analogies entre les mouvements naturels du corps et la musique pour procurer à ceux qui la pratiquent une meilleure relation entre le corps et l’esprit :

Grâce à la musique, la rythmique permet de :

Par un dialogue permanent entre les actions motrices et auditives d’une part, l’expression spontanée et la structuration de cette expression d’autre part, la rythmique permet à la personne une prise de conscience « en direct » du lien entre ses perceptions et ses actions.
Elle s’adresse simultanément à tous les aspects de l’être humain, c’est-à-dire :

Sa progression pédagogique, ainsi décrite par Jaques-Dalcroze, est la suivante :
Les notions sont, on le voit, abordées par l’action corporelle pour cheminer ensuite vers la symbolisation et la création consciente.
Ces domaines sont indissociables, les uns des autres. Selon le public visé, l’accent sera mis en priorité sur l’un ou l’autre domaine.

On remarquera que les domaines d’apprentissage comprennent de façon sous-jacente les notions transdisciplinaires telles que socialisation, autonomie, responsabilité, communication, etc...
De par la grande adaptabilité de sa démarche, la rythmique se situe entre les domaines de l’éducation artistique, de la pédagogie générale, de la pédagogie spécialisée et de la thérapie psychomotrice.
La formation se déroule dans les Hautes Ecoles de Musique, comme l'Institut Jaques-Dalcroze à Genève ou à la Haute Ecole des Arts de Berne, filière musique et mouvement et débouche sur un bachelor après 3 ans ou un master après 5 ans, voir liens.
Les études de rythmique, à l’image de celle-ci, se présentent comme un complexe de branches regroupant musique, mouvement et pédagogie.
Le rythmicien n’est donc ni un spécialiste du mouvement, ni un musicien concertiste. Il est « un spécialiste du temps, du corps, de l’espace musical et du rythme » M.-L.Bachmann, (1984) ancienne directrice de l’Institut J.-Dalcroze.

Dans l’enseignement de la rythmique, la musique joue un rôle éducatif :
L’outil principal du rythmicien est l’improvisation pianistique, éventuellement vocale ou sur d’autres instruments tels que les percussions, qui lui permet de suivre, de susciter ou d’illustrer musicalement les activités corporelles des élèves et d’aider ainsi à l’intériorisation des représentations.
La grande adaptabilité de la rythmique à de nombreux domaines pédagogiques repose sur la capacité du rythmicien à maîtriser l’improvisation pianistique et les techniques dalcroziennes d’enseignement.
Celles-ci visent à mettre en relation constante les aptitudes sensorielles, cognitives, imaginatives entre elles grâce à la musique.